L’apostolat dans la vie quotidienne

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À partir de l’Exhortation Apostolique « Evangelii Gaudium » - La joie de l’évangile
(2013)

Qu’est-ce que j’annonce ?

« Allez dans le monde entier, de tous les peuples faites des disciples »
• Recrutement ? Adhésion à un groupe, à des valeurs ? Disciples de qui, de quoi ?
• Que faut-il annoncer ?
• Est-ce que les gens attendent qu’on leur annonce quelque chose ?
• Si Dieu a des choses à communiquer aux hommes, pourquoi ne le fait-il pas directement ? Doit-il vraiment compter sur moi (petit, faible, je ne sais pas parler, etc)

Le pape répond à toutes ces questions

1. La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. Dans cette Exhortation je désire m’adresser aux fidèles chrétiens, pour les inviter à une nouvelle étape évangélisatrice marquée par cette joie et indiquer des voies pour la marche de l’Église dans les prochaines années.
Je note quelques expressions :
… sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement.
… Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours.
Parce que nous avons rencontré le Christ, nous avons trouvé celui qui vient combler notre cœur de toutes ses aspirations.
Évangéliser, c’est donc annoncer que nous avons trouvé celui qui peut combler toutes nos aspirations. Évangéliser, c’est donc d’abord un témoignage personnel, qui part de notre rencontre avec le Christ :
2. Le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée. Quand la vie intérieure se ferme sur ses propres intérêts, il n’y a plus de place pour les autres, les pauvres n’entrent plus, on n’écoute plus la voix de Dieu, on ne jouit plus de la douce joie de son amour, l’enthousiasme de faire le bien ne palpite plus. Même les croyants courent ce risque, certain et permanent. Beaucoup y succombent et se transforment en personnes vexées, mécontentes, sans vie. Ce n’est pas le choix d’une vie digne et pleine, ce n’est pas le désir de Dieu pour nous, ce n’est pas la vie dans l’Esprit qui jaillit du cœur du Christ ressuscité.

3. J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse
Avant tout, renouveler sa rencontre personnelle avec Jésus.
Saint Josémaria : l’apostolat c’est le débordement de la vie intérieure.
Cf. saint Pierre : « Quant à nous, nous ne pouvons pas taire ce que nous avons vu »
Nous avons la solution aux aspirations de nos contemporains.
Comment savons-nous que nos contemporains aspirent à cela ? C’est un constat universel : le bonheur, la joie, la paix, les réflexion sur le sens de la vie, les fins dernières…

Nous sommes tous disciples missionnaires

Dans tous les baptisés, du premier au dernier, agit la force sanctificatrice de l’Esprit qui incite à évangéliser.
En vertu du Baptême reçu, chaque membre du Peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire (cf. Mt 28, 19). Chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Église et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation, et il serait inadéquat de penser à un schéma d’évangélisation utilisé pour des acteurs qualifiés, où le reste du peuple fidèle serait seulement destiné à bénéficier de leurs actions.
bonum est diffusivum sui ; le bien se communique, cela appartient à l’essence même du bien de se communiquer, de s’étendre. Et ainsi, puisque Dieu est bonté, il est communication de bonté, il veut communiquer ; il crée parce qu’il veut nous communiquer sa bonté et nous rendre bons et saints. (Benoît XVI, audience)
Si la présence de Dieu en moi (par le baptême) m’a rendu heureux, je ne peux pas le garder pour moi.

Il y a des obstacles… en moi !

Ceci étant, il y a des obstacles personnels dont parle le Pape :
• Non à l’acédie égoïste
• Non au pessimisme stérile
• Oui aux relations nouvelles engendrées par Jésus Christ
• Non à la mondanité spirituelle : La mondanité spirituelle, qui se cache derrière des apparences de religiosité et même d’amour de l’Église, consiste à rechercher, au lieu de la gloire du Seigneur, la gloire humaine et le bien-être personnel. C’est ce que le Seigneur reprochait aux pharisiens : « Comment pouvez-vous croire, vous qui recevez la gloire les uns des autres, et ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ? »
• Non à la guerre entre nous

De personne à personne

Maintenant que l’Église veut vivre un profond renouveau missionnaire, il y a une forme de prédication qui nous revient à tous comme tâche quotidienne. Il s’agit de porter l’Évangile aux personnes avec lesquelles chacun a à faire, tant les plus proches que celles qui sont inconnues. C’est la prédication informelle que l’on peut réaliser dans une conversation, et c’est aussi celle que fait un missionnaire quand il visite une maison. Être disciple c’est avoir la disposition permanente de porter l’amour de Jésus aux autres, et cela se fait spontanément en tout lieu : dans la rue, sur la place, au travail, en chemin.
128. Dans cette prédication, toujours respectueuse et aimable, le premier moment consiste en un dialogue personnel, où l’autre personne s’exprime et partage ses joies, ses espérances, ses préoccupations pour les personnes qui lui sont chères, et beaucoup de choses qu’elle porte dans son cœur. C’est seulement après cette conversation, qu’il est possible de présenter la Parole, que ce soit par la lecture de quelque passage de l’Écriture ou de manière narrative, mais toujours en rappelant l’annonce fondamentale : l’amour personnel de Dieu qui s’est fait homme, s’est livré pour nous, et qui, vivant, offre son salut et son amitié. C’est l’annonce qui se partage dans une attitude humble, de témoignage, de celui qui toujours sait apprendre, avec la conscience que le message est si riche et si profond qu’il nous dépasse toujours. Parfois il s’exprime de manière plus directe, d’autres fois à travers un témoignage personnel, un récit, un geste, ou la forme que l’Esprit Saint lui-même peut susciter en une circonstance concrète. Si cela semble prudent et si les conditions sont réunies, il est bon que cette rencontre fraternelle et missionnaire se conclue par une brève prière qui rejoigne les préoccupations que la personne a manifestées. Ainsi, elle percevra mieux qu’elle a été écoutée et comprise, que sa situation a été remise entre les mains de Dieu, et elle reconnaîtra que la Parole de Dieu parle réellement à sa propre existence.
129. Il ne faut pas penser que l’annonce évangélique doive se transmettre toujours par des formules déterminées et figées, ou avec des paroles précises qui expriment un contenu absolument invariable. Elle se transmet sous des formes très diverses qu’il serait impossible de décrire ou de cataloguer, dont le peuple de Dieu, avec ses innombrables gestes et signes, est le sujet collectif. Par conséquent, si l’Évangile s’est incarné dans une culture, il ne se communique pas seulement par l’annonce de personne à personne. Cela doit nous faire penser que, dans les pays où le christianisme est minoritaire, en plus d’encourager chaque baptisé à annoncer l’Évangile, les Églises particulières doivent développer activement des formes, au moins initiales, d’inculturation. Ce à quoi on doit tendre, en définitive, c’est que la prédication de l’Évangile, exprimée par des catégories propres à la culture où il est annoncé, provoque une nouvelle synthèse avec cette culture. Bien que ces processus soient toujours lents, parfois la crainte nous paralyse trop. Si nous laissons les doutes et les peurs étouffer toute audace, il est possible qu’au lieu d’être créatifs, nous restions simplement tranquilles sans provoquer aucune avancée et, dans ce cas, nous ne serons pas participants aux processus historiques par notre coopération, mais nous serons simplement spectateurs d’une stagnation stérile de l’Église.
Apostolat d’amitié et de confidence

Comment entretenir ce désir de partager notre joie ?

Disciple : celui qui a vécut une expérience de Dieu qui a changé sa vie, et pris la décision de s’en remettre à lui et de le suivre (Réveillez votre paroisse)
• Importance de la prière et de la vie intérieure
• Importance de la formation personnelle
• Travailler notre joie, pour que les vicissitudes de la vie ne viennent pas nous cacher ce qui est fondamental
• Avoir des plans apostoliques
• « Soyez toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en vous »
• « Malheur à moi si je n’annonce pas l’évangile »

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